TRIBUNE RIVE-LAC, 24.05.2024 : Bibliothèque de Bellevue

Des élèves de l’école primaire ont assisté à une présentation d’un auteur romand. Harry Koumrouyan a été invité par la bibliothécaire, Michèle Viret, pour une rencontre avec les jeunes lecteurs de deux classes de 7P. Ils avaient été préparés auparavant à cet échange par leurs enseignants. Après une brève présentation personnelle, l’auteur a questionné les enfants sur leurs connaissances au sujet du parcours d’un texte avant sa publication. L’occasion de rappeler le long processus souvent ignoré du jeune public avant de pouvoir tenir entre ses mains un roman. Si Harry Koumrouyan a commencé par écrire des romans pour adultes, il a ensuite fait le choix de s’adresser à un public de jeunes. Il a écrit quatre romans dans la collection «Frissons suisses», un cinquième est prévu pour l’automne. Ces premiers échanges ont ensuite laissé place aux questions des élèves, qui étaient nombreuses. Beaucoup se demandaient d’où venaient l’inspiration de l’auteur et sa motivation à écrire. Harry Koumrouyan a évoqué le plaisir suscité par l’écriture et la liberté que cela représente pour lui. Ce sont souvent des lieux ou des personnages qui lui fournissent le thème de départ d’une histoire. Il est lui-même devenu écrivain après une longue et riche carrière auprès du Département de l’instruction publique et au Ministère de l’éducation. Sa passion pour l’écriture s’est découverte sur le tard, quasi à l’âge de la retraite. Il a rappelé à son jeune public l’importance de lire et de découvrir des histoires qui forgent notre imaginaire. Ses origines arméniennes, la relation avec son fils Adrien, le rôle de ce dernier dans la relecture de ses textes, mais aussi la difficulté de trouver un titre à ses ouvrages, tous ces thèmes ont pu être abordés très ouvertement avec les élèves durant une heure. Ce fut un moment d’échange fort enrichissant pour tous, qui a permis de rappeler l’importance de la lecture aux élèves. Une très belle initiative à l’heure où les écrans occupent de plus en plus le temps libre des jeunes.

Caroline Delaloye